Loin d’être un détail, le changement de titre d’une exposition porte une charge politique. Présentée à La Piscine de Roubaix (Nord) sous l’intitulé « Ni Dieu ni maître ! », l’exposition sur l’art et la pensée anarchiste sera rebaptisée « L’Art en liberté » lors de son escale en février 2027 au Musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon. Au passage, la célèbre maxime libertaire inspirée de la revue éponyme du socialiste Auguste Blanqui (1805-1881), exprimant le rejet de toute autorité, religieuse, politique ou sociale, passe à la trappe.
« C’était pour marquer la différence en termes de communication », relativise Maël Vandewalle, co-commissaire de cette étape bisontine, invoquant une « décision prise de manière concertée avec le cabinet de la ville ». Une municipalité historiquement de gauche conquise lors des élections de mars par Ludovic Fagaut (Les Républicains). « On ne veut pas qu’il y ait une dimension politique derrière le titre, qu’il soit clivant. On veut que l’exposition soit rassembleuse, ouverte à tous », s’efforce de justifier l’adjointe à la culture, Anne-Rachel Schertz.
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