Politique

Mobilisation du 17 octobre : après une journée de violences et de saccages, le gouvernement sous pression cible LFI

Mobilisation du 17 octobre : après une journée de violences et de saccages, le gouvernement sous pression cible LFI

Le chaos et la sidération. Le déferlement de violence, inédit à six mois du premier tour d’une élection présidentielle, qui s’est abattu sur Paris et plusieurs villes, samedi 17 octobre, à l’occasion de la journée de mobilisation contre la vie chère, a ébranlé le gouvernement Lecornu. Les affrontements entre émeutiers et CRS, le saccage méthodique de la capitale et les scènes de pillages rappelaient la flambée de violence du 1er décembre 2018, acte III du mouvement des « gilets jaunes », au cours duquel l’Arc de triomphe avait été profané. Et soulignaient l’impuissance de l’Etat, qui a perdu le contrôle samedi face à des émeutiers mobiles, éparses et déterminés.

« Aucune place pour la violence dans notre République. Ceux qui ont cassé, attaqué les préfectures comme les commerces, pillé jusqu’à nos mairies, seront poursuivis et punis », a écrit Emmanuel Macron sur X en fin de journée, alors que 1 200 interpellations avaient eu lieu. « Nous ferons tous bloc face aux semeurs de chaos, qui ne cherchent qu’à abattre nos institutions et empêchent ceux qui expriment pacifiquement leurs revendications de le faire », a ajouté le chef de l’Etat, qui a par ailleurs dit le « soutien de la Nation aux forces de l’ordre, garantes du droit à manifester ».

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