Politique

Présidentielle 2027 : la primaire de la droite et du centre a du plomb dans l’aile avant même d’avoir décollé

Présidentielle 2027 : la primaire de la droite et du centre a du plomb dans l’aile avant même d’avoir décollé

La primaire de la droite et du centre est encore loin d’être organisée mais ses protagonistes potentiels ont déjà trouvé le lieu pour en débattre : le plateau du « 20 heures » de TF1. Quatre jours après l’appel du candidat de Renaissance, Gabriel Attal, à « une primaire des démocrates » au « JT » (le 28 octobre) Edouard Philippe, le candidat Horizons à l’élection présidentielle de 2027, déclinait la proposition dans le même programme. Il a dénoncé, dimanche 1er novembre, « cette primaire de la division » et de la « confusion ». Fin du débat ? Pas pour Gabriel Attal. « Elle aura lieu et je crois que c’est inéluctable », insistait-il, lundi 2 novembre, sur « Bonjour ! », la matinale de TF1.

Chez Les Républicains (LR), on observe avec ironie l’échange entre les deux anciens premiers ministres du président de la République, Emmanuel Macron. « On dirait un crêpage de chignon organisé par Bouygues [propriétaire de TF1] entre macronistes », s’amuse un proche de Bruno Retailleau. Le président LR est le candidat d’une famille politique au sein de laquelle la primaire a déjà servi de prétexte pour justifier les défaites de candidats au premier tour de la présidentielle, comme celles de François Fillon et Valérie Pécresse en 2017 et 2022. « Je n’ai pas peur de la compétition », assure pourtant Bruno Retailleau depuis des semaines. Mais le Vendéen n’est pas pressé non plus. Il espère trouver un second souffle et profiter de l’effritement d’Edouard Philippe dans les sondages. « A ce stade, tout le monde croit encore en ses chances, il faut laisser les choses se décanter », explique son entourage, qui renvoie la question à janvier 2027.

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