Depuis que le résultat est tombé, dimanche 11 octobre, les militants du Parti socialiste (PS) semblent sonnés. Certains avaient déjà été déboussolés par les débats virulents opposant les cinq candidats à la primaire sociale-démocrate. L’annonce de la victoire écrasante du fondateur de Place publique, Raphaël Glucksmann, élu à 66 % dès le premier tour, a plongé plus d’un adhérent PS dans le doute.
Les militants interrogés des sections de Rennes et de Chalons-sur-Saône (Saône-et-Loire) ne remettent pas en question la victoire évidente du député européen, mais demeurent dans l’expectative quant à la bataille électorale à venir. Mis à part celles et ceux qui avaient soutenu dès le départ Raphaël Glucksmann, ils sont nombreux à hésiter à s’engager dans la campagne alors que le candidat, issu d’une formation récente, a besoin des forces militantes socialistes.
Dans la section de Rennes-Nord, la sidération face au score final obtenu par Olivier Faure (14 %) se mêle de colère. Ses 70 membres constituent le noyau militant historique de l’implantation socialiste au centre-ville de la cité bretonne. Ici, le premier secrétaire a obtenu l’écrasante majorité des suffrages. La plupart sont des adhérents de longue date, quinquagénaires ou retraités, qui ont connu les belles années du parti à la rose. « On ne s’attendait pas à ça… », admet Marc Kergomard, secrétaire de section.
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