Politique

Retraites complémentaires du privé : un accord sur fond de tensions entre acteurs sociaux

Retraites complémentaires du privé : un accord sur fond de tensions entre acteurs sociaux

Un accord parcimonieux scellé dans la désunion syndicale. Mercredi 14 octobre, les organisations de salariés et d’employeurs, qui copilotent la caisse de retraites complémentaires du privé Agirc-Arrco, ont décidé, à une large majorité, d’augmenter de 1,4 % les pensions servies par le régime, pour la période allant du 1er novembre jusqu’au 31 octobre 2027. Contrairement à l’année 2025 où – fait exceptionnel – l’absence de compromis avait débouché sur un gel des prestations, un terrain d’entente s’est dégagé après un peu plus de trois heures de discussions serrées. Une telle issue a été trouvée, alors que des tensions prévalent entre certains des protagonistes sur la scène nationale.

Les représentants des travailleurs et des chefs d’entreprise, qui ont participé au conseil d’administration de l’Agirc-Arrco, mercredi, disposaient de marges de manœuvre strictement délimitées : la hausse des pensions complémentaires qu’ils devaient fixer ne pouvait pas se situer en dessous de 1,2 % ni excéder 1,9 %, en vertu des règles du régime qui tiennent compte de l’inflation et de l’évolution du « salaire moyen par tête ». Sans surprise, les syndicats ont, au début de la réunion, demandé le maximum alors que la partie adverse, elle, a plaidé en faveur de la fourchette basse. De fil en aiguille, le curseur s’est, en définitive, figé à 1,4 %, sachant que les trois mouvements patronaux – le Medef, Les Entrepreneurs et l’Union des entreprises de proximité (U2P) – ont fermement fait comprendre à leurs interlocuteurs qu’ils n’iraient pas plus loin. Même si cette offre ne les a pas séduites, trois organisations de salariés l’ont acceptée : la CFDT, la CFTC et FO. La CGT s’est exprimée contre et la CFE-CGC n’a pas pris part au vote.

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