« Les organisations criminelles adaptent et élargissent leur vivier de recrutement qui s’ouvre de manière croissante aux mineurs et aux femmes. » C’est l’un des enseignements tirés du rapport annuel 2026 du service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco), consacré à « l’état de la menace liée à la criminalité organisée en France ». Les analystes de la police affirment observer une recrudescence de femmes impliquées dans « la logistique des homicides », citant notamment le transport des tueurs, la mise à disposition de planques, le stockage d’armes ou encore l’aide à la dissimulation de preuves. Il était, en revanche, encore rarissime de les retrouver armes à la main.
Un double meurtre survenu dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 octobre, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), semble illustrer la féminisation croissante du narcobanditisme français. Il est 3 heures du matin, dans cette banlieue du sud-est de Paris, lorsque des coups de feu éclatent dans un bar à chicha, L’Atelier, situé dans un complexe en bordure de Seine.
Il vous reste 82.95% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.