Le redressement de Stellantis va prendre encore du temps. Le groupe automobile a dévoilé, mercredi 28 octobre, des résultats en perte de 453 millions d’euros au troisième trimestre 2026, effaçant une partie des 670 millions de bénéfices accumulés sur les six premiers mois de l’année. Son chiffre d’affaires stagne (+ 1 %) sous l’effet d’un marché américain à l’arrêt. Malgré une forte réduction des coûts, sa marge atteint seulement 1,7 % depuis le début de l’année.
Le constructeur franco-italo-américain – qui possède entre autres les marques Fiat, Peugeot, Citroën, Chrysler et Jeep – continue de se débattre dans un secteur bouleversé par les prix élevés du pétrole et la concurrence chinoise, féroce en Europe : mardi 27 octobre, l’allemand Mercedes a revu à la baisse ses objectifs financiers ; vendredi 23 octobre, c’est Volvo Cars, propriété du chinois Geely, qui avait annoncé un nouveau plan de départ de 2 500 salariés. En Amérique du Sud, où Fiat est leader, Stellantis souffre aussi de l’arrivée en force des constructeurs chinois qui ont déjà capté plus de 20 % de parts de marché en trois ans.
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