Le Champs-Elysées, un porte-conteneurs CMA CGM motorisé au gaz naturel liquéfié pouvant transporter 23 000 containers, un bijou technologique mis en service en 2020, a frôlé la catastrophe, dans la nuit du 1er au 2 octobre. Selon les informations du Monde, le Languedoc, une frégate multimission de la marine nationale française qui l’escortait pour son passage à travers le détroit de Bab Al-Mandab et en mer Rouge, a intercepté un drone qui se dirigeait vers lui, l’obligeant à modifier son cap et sa vitesse. « La frégate française a fait usage de son canon contre un drone jugé menaçant et l’a abattu », confirme l’état-major des armées auprès du Monde.
Depuis l’annonce, le 24 septembre, par le président de la République, Emmanuel Macron, de l’envoi de moyens militaires défensifs à Yanbou, en Arabie saoudite, afin de protéger le port et son terminal pétrolier, l’inquiétude est montée d’un cran parmi les marins de CMA CGM. Ils redoutent d’être pris pour cible par les rebelles houthistes, en conflit avec Riyad, qui multiplient leurs attaques et contrôlent, depuis septembre, le littoral yéménite de la mer Rouge ainsi que le détroit de Bab Al-Mandab, au sud du canal de Suez – même s’ils ont déclaré ne viser que les navires liés à des intérêts saoudiens. L’armateur français ne possède dans sa flotte aucun navire enregistré en Arabie saoudite, mais il a investi massivement dans des ports du royaume, notamment à Djedda.
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