La fin du monopole se profile pour Eurostar sur les liaisons transmanche. Plusieurs projets ont émergé courant 2025 pour concurrencer les trains de l’entreprise, détenue par la SNCF, la SNCB – son homologue belge – et la Caisse des dépôts du Québec. Parmi les candidats putatifs à ce voyage sous la mer, Virgin Trains a franchi ces dernières semaines des jalons majeurs et table sur un début de service en 2030.
L’entreprise du milliardaire britannique Richard Branson a esquissé, vendredi 9 octobre, les contours de son offre transmanche. Chaque jour, ses trains feront treize allers-retours entre Londres et Paris, quatre entre Londres et Bruxelles et trois entre Londres et Amsterdam. Soit un total de 7,5 millions de sièges par an, dont 4,75 millions vers Paris. Virgin Trains envisage des arrêts intermédiaires dans le Kent, au sud de Londres, ainsi qu’à l’aéroport Charles-de-Gaulles, des gares non desservies aujourd’hui par Eurostar.
L’entreprise n’est guère diserte quant aux prix de ses futurs billets. « Nous voulons offrir un meilleur service qu’Eurostar. Et probablement, des prix un peu moins élevés. C’est ce que nous avons fait quand nous avons lancé [la compagnie aérienne] Virgin Atlantic, nous avions des prix juste en dessous de British Airways », explique seulement son directeur général, Josh Bayliss.
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