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Comment la justice française est devenue la plus sévère d’Europe pour juger les « revenantes » de l’organisation Etat islamique

Comment la justice française est devenue la plus sévère d’Europe pour juger les « revenantes » de l’organisation Etat islamique

Pour la justice antiterroriste, 2026 sera l’année des femmes. Après cinq ans passés à juger les principaux attentats djihadistes perpétrés par des hommes sur le sol français – du massacre de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, à l’assassinat de Samuel Paty, le 16 octobre 2020, en passant par les attentats du 13 novembre 2015 –, la cour d’assises spéciale de Paris consacre, cette année, l’essentiel de ses audiences aux « revenantes » de l’organisation Etat islamique (EI), ces femmes qui ont rejoint la Syrie avant de rentrer en France.

Sur les 23 procès d’assises audiencés en 2026, 18 concernent 22 femmes de retour de la zone irako-syrienne, quatre des hommes, et un seul un projet d’attentat. Depuis le mois de mars, quatre « revenantes » ont été condamnées par la cour d’assises spéciale de Paris à des peines comprises entre cinq ans de prison et dix ans de réclusion criminelle. Une cinquième, Vanessa B., est jugée à partir du jeudi 4 juin pour avoir rejoint la Syrie et tenté d’y tuer son mari à l’aide d’un fusil à pompe. Parmi les figures féminines les plus médiatiques de la thématique djihadiste, Emilie König, surnommée « l’égérie du djihad », sera jugée en novembre.

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