Très à l’aise avec sa raquette comme le prouve sa place de huitième joueuse mondiale, la Russe Mirra Andreeva maîtrise également à la perfection l’art de l’euphémisme. « J’ai un peu d’expérience… », expliquait-elle ainsi à un journaliste l’interrogeant sur la difficulté de jouer contre une locale, avant son premier tour contre la Française Fiona Ferro. Si elle s’en est finalement sortie sans fausse note, l’emportant en deux sets (6-3, 6-3), ce petit passage par le court Philippe-Chatrier – le court central – a réveillé quelques démons. « La chose qui me faisait peur, c’est que les gradins soient trop pleins », racontait-elle à l’issue de son match.
La Russe a payé pour apprendre et le souvenir de son quart de finale contre Loïs Boisson, en 2025, est encore bien présent dans son esprit. Incapable de contenir un public s’enflammant pour la Française, Mirra Andreeva avait soudainement fait son âge, 18 ans à l’époque, plus que son classement, 6e. Complètement dépassée par les événements, elle avait alterné entre crises de colère contre son clan, balle envoyée dans les tribunes et fin de match en roue libre, jusqu’à s’incliner en deux sets.
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