« Le nombre de fonctionnaires ne cesse d’augmenter », « Il y a beaucoup plus d’arrêts maladie dans la fonction publique », « On travaille beaucoup moins dans le secteur public que dans le privé »… Ces affirmations reviennent souvent dans le débat public. Et, à l’approche d’une élection présidentielle, elles prennent une place d’autant plus particulière, au point même d’alimenter les programmes des candidats. Qu’il s’agisse de la réduction des effectifs, de la lutte contre l’absentéisme ou de la hausse du temps de travail, les propositions relatives à la fonction publique sont, comme souvent, nombreuses, notamment à droite.
Dernier exemple en date : Bruno Retailleau, le candidat des Républicains, qui, dans son plan d’économies dévoilé le 12 octobre, prévoit plusieurs mesures visant directement la fonction publique. S’il accède à l’Elysée, il entend notamment ne pas remplacer 600 000 départs en retraite en dix ans, dont 400 000 sur le futur quinquennat ; porter d’un à trois le nombre de jours de carence dans le secteur public, ou encore augmenter le temps de travail des fonctionnaires de seize heures par an – qui passerait de 1 607 à 1 623 heures. « Cela n’a jamais tué personne », s’est-il risqué à dire.
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