Culture

« Instinct », le troisième album d’Angèle : « J’ai voulu laisser parler mes tripes, ma voix intérieure, sans trop arrondir les angles »

« Instinct », le troisième album d’Angèle : « J’ai voulu laisser parler mes tripes, ma voix intérieure, sans trop arrondir les angles »

A l’écoute d’Instinct, troisième album d’Angèle pétri de sons et de rythmes flirtant avec le dance floor, on se dit que le virage électro pris par l’icône belge de la pop urbaine doit sans doute beaucoup à la cérémonie de clôture des derniers Jeux olympiques. Le 11 août 2024, dans un Stade de France que la mise en scène de Thomas Jolly transformait en temple de la French touch, la Bruxelloise interprétait une reprise de Nightcall, aux côtés du créateur du titre, le DJ Kavinsky (1975-2026), et du groupe Phoenix, dont l’efficacité glamour fit le tour du monde.

Quelques mois après la disparition de Vincent Belorgey, alias Kavinsky, le 28 juillet, Angèle Van Laeken, dit Angèle, 30 ans, se souvient avec émotion de « Vinco », figure de l’électro « made in France », si « drôle, touchant, authentique », du plaisir de jouer ce tube qui fut un hymne de son adolescence, la bande-son de sa « première relation amoureuse ». Tout en rappelant que ce moment en mondovision ne fut pas un déclic. « J’avais déjà commencé à travailler sur certains nouveaux morceaux, comme What You Want et Une seule vie, précise la chanteuse, rencontrée mi-septembre, à Paris. L’accueil du public ce jour-là a surtout validé la direction que je prenais dans ce troisième album. »

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