Plutôt que l’option de la docilité attendue par Donald Trump, le président ukrainien a finalement opté pour la confrontation. Jeudi 15 octobre, quelques heures avant de s’envoler pour un sommet européen à Bruxelles, Volodymyr Zelensky a annoncé la reprise des attaques ukrainiennes sur les raffineries russes, après plusieurs jours de pause à la demande des autorités américaines. La déclaration, coup de poing, tombe alors que le président américain avait annoncé un moratoire sur les frappes à longue portée entre les deux pays en guerre, dimanche dernier, et proclamait la semaine dernière un accord avec Moscou portant sur l’achat de plusieurs centaines de milliers de tonnes de gazole russe afin de faire baisser les prix du carburant aux Etats-Unis.
Kiev dénonce de son côté une décision injuste, alors que la Russie n’a cessé, ces derniers jours, de frapper infrastructures énergétiques et civiles, faisant plus de 100 morts au cours de la semaine écoulée. Cette nouvelle pression américaine s’est accompagnée, depuis quelques jours, de fortes inquiétudes sur une limitation du partage de renseignements américains avec Kiev, et d’un bridage du réseau satellitaire Starlink, crucial pour les forces armée ukrainiennes.
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