Culture

Le fructueux dialogue entre art et anarchisme, à La Piscine de Roubaix

Le fructueux dialogue entre art et anarchisme, à La Piscine de Roubaix

« Ni dieu, ni maître », proclame une étrange bannière en velours de soie réalisée en 1879 pour la Libre pensée roubaisienne, une société anticléricale d’esprit libertaire implantée dans le Nord, qui reprenait à son compte la célèbre formule du révolutionnaire Auguste Blanqui (1805-1881). L’étendard est conservé à La Piscine, Musée d’art et d’industrie André-Diligent. Ce lieu magique de Roubaix reprend à son tour le slogan pour montrer une ambitieuse (elle va de Gustave Courbet à Banksy !) exposition sous-titrée « Arts et anarchie ».

On suggère à qui douterait de l’actualité d’un tel sujet de s’arrêter dans l’exposition devant un dessin de l’ami Plantu, une affiche publiée pourtant en 1981, non dans Le Monde, où le dessinateur officiait, mais par le groupe autonome libertaire de Bruxelles. Elle est intitulée Septembre… Combien de nouveaux chômeurs et représente un jeune montrant son beau diplôme tout neuf à trois recruteurs qui se tordent de rire. A voir la situation des lycées aujourd’hui, on se dit qu’hélas, il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

Il vous reste 85.11% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Vous avez peut-être manqué