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Manifestation du 17 octobre : redoutant des violences, la Préfecture de police de Paris propose un autre parcours

Manifestation du 17 octobre : redoutant des violences, la Préfecture de police de Paris propose un autre parcours

La Préfecture de police de Paris (PP) a interdit, dans un arrêté publié jeudi 15 octobre, le parcours d’une manifestation prévue samedi dans la capitale à l’appel du comité de mobilisation de l’assemblée générale Interfac Ile-de-France, tout en autorisant les participants à défiler sur un autre itinéraire.

Le cortège devait initialement partir de la place de la République pour rejoindre la place de la Concorde, en empruntant notamment les Grands Boulevards, le boulevard des Capucines, le boulevard de la Madeleine et la rue Royale, entre 11 heures et 19 heures.

La PP a mis en avant « des risques sérieux de troubles à l’ordre public », et a proposé, « dans un souci de conciliation entre la liberté de manifester et la sécurité de tous, un itinéraire alternatif, reliant République à Nation ».

Les organisateurs refusant le parcours proposé par la PP, le préfet, Patrice Faure, a décidé de prendre un arrêté interdisant le trajet déclaré initialement. « La proposition d’un parcours alternatif reste de mise », a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès de la PP.

Les incidents de mardi « ont démontré la présence, au sein du cortège Interfac IDF, de plusieurs centaines d’individus violents, déterminés à affronter les forces de l’ordre, piller les commerces, dégrader le mobilier urbain et nuire à la tranquillité de tous », a poursuivi la Préfecture.

Entre 20 000 et 40 000 manifestants attendus

Or, pour samedi, une autre manifestation a été déclarée dans la capitale par plusieurs « gilets jaunes », à laquelle des syndicats se sont joints pour un parcours de la place de l’Opéra, en plein centre de Paris, à la place de la Bastille. « On a fait le choix d’une manifestation déclarée, parce que les lycéens, les étudiants voulaient vraiment un lieu », a expliqué à l’AFP David Libeskind, avocat de plusieurs figures des « gilets jaunes ».

« On ne s’est pas concertés en amont avec les autres figures pour appeler à manifester, mais on a tous eu le même réflexe en voyant les violences de la police contre des lycéens », a assuré François Boulo, figure des « gilets jaunes ».

Les autorités redoutent de nouveaux affrontements, après plusieurs journées de violences liées au mouvement lycéen. « Des débordements sont anticipés », a fait savoir une source proche du ministre de l’intérieur, prévenant que « les actions de blocage sur des axes structurants et des équipements majeurs (…) ne seront pas tolérées ». Selon les estimations des autorités, entre 20 000 et 40 000 personnes devraient défiler samedi à Paris.

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