Les routiers et les agriculteurs américains plutôt que l’Ukraine. Donald Trump a choisi son réseau de communication Truth Social, pour annoncer, vendredi 9 octobre, un accord d’importation de gazole russe scellé avec Vladimir Poutine et censé faire baisser les prix de ce carburant avant les élections de mi-mandat du 3 novembre. Le président américain a consterné le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et ses soutiens européens. Dans la soirée, alors que délégations ukrainienne et américaine devaient, sous l’œil des Européens, se réunir à Miami (Floride) pour explorer les pistes censées – un jour peut-être – mettre fin à la guerre russo-ukrainienne, le chef de la Maison Blanche annonçait avoir eu une discussion « hautement fructueuse » avec Vladimir Poutine.
Lors de cet appel, confirmé par le Kremlin, le président américain s’affranchit manifestement des sanctions qui pèsent sur le pétrole russe, outil de pression jugé fondamental pour priver Moscou de la manne financière qui lui permet de financer sa guerre de territoire. La Russie, écrit-il, s’engage à fournir « immédiatement » 300 000 tonnes de gazole aux Etats-Unis et aux marchés mondiaux, puis 500 000 tonnes en novembre. Ensuite, dans un délai dépendant des capacités des raffineries russes, 1 million de tonnes seront déversées sur le marché, puis 3 millions de tonnes « dans une courte période » que le président américain ne précise pas. Soit plus de 4,8 millions de tonnes de gazole, s’est félicité Washington, vantant un « accord majeur sur le diesel pour faire baisser les prix ».
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