Politique

La Guadeloupe instaure un bouclier qualité/prix sur des prestations automobiles

La Guadeloupe instaure un bouclier qualité/prix sur des prestations automobiles

C’est un premier pas pour alléger le budget des ménages face à leurs dépenses liées à l’automobile, en Guadeloupe, massivement utilisée pour les déplacements. « L’augmentation du carburant de ces derniers mois a surenchéri ce poste de dépense, qui est le deuxième dans le budget des ménages guadeloupéens », note Yves Dareau, secrétaire général aux affaires régionales de la préfecture de Guadeloupe.

Vendredi 9 octobre, entouré par les représentants du secteur automobile, il a signé le premier bouclier qualité/prix plafonnant les tarifs de certaines prestations : la vidange, un pack entretien diesel, un autre pour les voitures à essence. « Ce sont les véhicules de plus de cinq ans des segments A et B qui pourront bénéficier de ces prix-là : ça représente environ 115 000 véhicules, soit près de 55 % des véhicules du parc roulant », précise encore M. Dareau.

Le dispositif diffère de celui mis en place dans l’île sœur, la Martinique. Instauré en juin, ce dernier encadre aussi les prix de certains consommables et pièces, pour des véhicules spécifiques, comme prévu dans les accords signés à la fin du mouvement social contre la vie chère de 2024.

A l’époque, un rapport de l’Observatoire des prix, des marges et des revenus (OPMR) soulignait le niveau supérieur des prix pratiqués dans la région, malgré une opacité générale sur le business de la réparation et de l’après-vente dans le secteur. « Un relevé des prix montre un surplus moyen d’environ 20 % aux Antilles par rapport aux prix de l’Hexagone (…) avec un écart moyen légèrement plus haut pour la Guadeloupe (2 %), (…) les réparateurs rapides conservant un écart de prix le plus important avec + 33 % », précisait le rapport.

Système de la débrouille

« Dans l’automobile, tout ou presque est un dérivé du pétrole, donc quand le cours du brut augmente, cela fait inévitablement grimper les prix », explique Patrick Plantard, le président de l’OPMR des Antilles-Guyane, l’une des chevilles ouvrières du projet. Des dispositifs qui, par un hasard de calendrier, tombent à pic : à Pointe-à-Pitre et Fort-de-France, une colère sourde et des promesses de relance d’un combat contre la vie chère commencent à monter, alors que les prix du carburant, régulés eux aussi, frôlent les 2,30 euros en octobre.

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