L’élite du football français, qui a repris ses droits après la trêve internationale, vendredi 9 octobre, attire chaque week-end des centaines de milliers de supporteurs. Loin d’être aux abonnées absentes dans les tribunes de Ligue 1, les femmes y restent pourtant très minoritaires. Selon les dernières données communiquées par la Ligue de football professionnel (LFP), qui cite une étude du cabinet Ipsos BVA commandée en octobre 2025, les supportrices représentent 18 % du public dans les stades de première division. Une proportion en hausse – elle s’élevait à 11 % en 2013 –, mais de moitié inférieure à celle de la part des femmes intéressées par le ballon rond (36 %).
Les travées des enceintes de football demeurent des lieux très masculins, où les spectatrices peinent encore à trouver leur place. « Le problème, c’est qu’à l’heure actuelle, des femmes n’osent pas aller au stade », expose Léa Sadys, coprésidente de la branche française de l’association Her Game Too, qui lutte pour l’inclusion des femmes dans le football. « On reçoit des témoignages de femmes qui ne viennent pas aux matchs de 21 heures parce que le stade est au milieu de nulle part, que c’est très mal éclairé aux alentours. Quand il faut rentrer le soir, certaines ont peur, surtout si elles sont toutes seules », explique-t-elle.
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