Les amendes sont spectaculaires. Un influenceur immobilier qui louait, sans autorisation, cinq logements sur la plateforme de locations touristiques Airbnb à Marseille a été condamné, fin septembre, par le tribunal judiciaire, à 440 000 euros d’amende. Le 5 octobre, la mairie de Paris annonçait, de son côté, la condamnation à 110 000 euros d’amende d’un propriétaire qui avait cumulé, avec son studio parisien, 864 nuitées sur Airbnb et Booking entre 2021 et 2025, en contravention avec la réglementation municipale.
Si les montants sont exceptionnels, les condamnations, elles, ne sont pas isolées. Les meublés touristiques font désormais l’objet d’une offensive judiciaire menée par des collectivités bien décidées à lutter contre un phénomène jugé pour partie responsable de la pénurie de logements dans les grandes villes et les zones touristiques. Et donc à faire respecter les réglementations restrictives qu’elles ont mises en œuvre. A Paris comme à Marseille, la location de sa résidence principale en meublé touristique est limitée à 90 jours, et les propriétaires de meublés touristiques souhaitant exploiter leur bien doivent proposer en contrepartie un logement longue durée.
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