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Mouvement lycéen : 96 % des lycées sont ouverts, mercredi, selon Edouard Geffray, le ministre de l’éducation nationale

Mouvement lycéen : 96 % des lycées sont ouverts, mercredi, selon Edouard Geffray, le ministre de l’éducation nationale

Le blocage de lycées et d’universités en France continuait, mercredi 14 octobre au matin, au lendemain de la cinquième journée de mobilisation des lycéens, dont l’une des organisations appelle, avec quelques syndicats d’étudiants, à rejoindre le mouvement des « gilets jaunes », le 17 octobre.

Le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, a affirmé que 96 % des lycées avaient ouvert, mercredi, sans « aucune perturbation recensée » dans les trois quarts des départements. « Il devrait y avoir un peu moins de 200 lycées fermés », sur 3 700, a-t-il détaillé sur BFM-TV, « soit près de 4 % des établissements qui sont encore fermés ».

Des établissements sont notamment bloqués à Paris, dont les lycées Voltaire et Hélène-Boucher, ce dernier bloqué par une quarantaine d’élèves, a constaté l’Agence France-Presse (AFP). La cité scolaire Balzac est également bloquée, selon un autre journaliste de l’AFP. La direction a annoncé une nouvelle fois la suspension des cours en présentiel, pour le lycée comme pour le collège, en raison « des difficultés d’accessibilité » et afin « de garantir la sécurité des élèves et du personnel ».

« On n’a eu que des miettes »

Mardi, les manifestants étaient entre 161 500 à travers la France, selon le ministère de l’intérieur, et 480 000 selon l’intersyndicale de la jeunesse, après une précédente mobilisation comptant 266 000 à 450 000 personnes, mardi dernier.

« Aujourd’hui est un moment charnière (…) nous rencontrons demain après-midi [les ministres de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur], M. [Edouard] Geffray et M. [Philippe] Baptiste », et « on va voir s’ils vont nous annoncer, une bonne fois pour toutes, des choses concrètes, parce que jusqu’ici, on n’a eu que des miettes », a dit, mercredi, sur Franceinfo, Pierre Sourzat, président de l’organisation « Les Lycéens ! ».

Les lycéens demandent un investissement massif de 10 milliards d’euros. « Chaque euro investi dans un élève, un étudiant, rapportera à la société, c’est vital », a-t-il encore plaidé.

Les organisateurs du mouvement n’appellent pas à un « acte VI » jeudi, mais l’Union syndicale lycéenne, par la voix de son président Ryad Rani, a appelé à poursuivre les blocages. « Nous, on sera toujours là, on sera présents sur les blocus », a-t-il dit mardi soir.

« On veut que les choses se calment »

Il a appelé, comme plusieurs organisations, à rejoindre, samedi 17 octobre, la « grande manifestation » des « gilets jaunes ». « Le mouvement s’intensifie, il y a une vraie convergence et on s’en réjouit », a-t-il ajouté. « C’est très bien que ce soit un samedi, comme ça, ça permet que tous les Français et les Françaises viennent », a aussi dit Sabrine Kharbach, de l’Union étudiante.

A Strasbourg, les cours ont repris au lycée Kléber, où des affrontements avaient eu lieu entre lycéens et forces de l’ordre ces dernières semaines. « On a obtenu des choses, des profs remplaçants, on n’a pas protesté pour rien », juge auprès de l’AFP Bilel, 15 ans, qui n’ira « pas manifester samedi » car « c’est trop dangereux ».

« Il y a encore de la colère, mais globalement on veut que les choses se calment maintenant », dit Marie, 17 ans, qui a toutefois « du mal à digérer » la « violence de la police », et « pense aller manifester samedi », même si elle a « un peu peur ».

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