Une île comme on les aime. Lovée au cœur de la centaine de spectacles du festival Romaeuropa, la manifestation italienne fondée en 1986 et pilotée par Fabrizio Grifasi qui se tient jusqu’au 15 novembre, l’opération Dancing Days ouvre une parenthèse chorégraphique extra. Dédiée aux jeunes créateurs italiens, elle distingue une dizaine d’artistes de la nouvelle génération remontée à bloc, qui se jette de tout son souffle dans des pièces impérieuses, comme le sont souvent les premières œuvres.
A raison de plusieurs propositions par soir, du mercredi 8 au dimanche 11 octobre, les spectacles s’enchaînent, les esthétiques se tamponnent dans trois salles du Mattatoio, ancien abattoir réhabilité en lieu d’exposition depuis 2010. De l’une à l’autre, les spectateurs jouent à l’accordéon selon les jauges, qui naviguent entre 90 et 200 personnes. « Paradoxalement, alors que nous sommes dans un pays de tradition théâtrale, il y a un public pour la danse, souligne Francesca Manica, programmatrice de Dancing Days. Pourtant, le système reste fragile, avec peu de ressources, ce qui a développé une grande capacité d’adaptation de la part des artistes. »
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