Au Rassemblement national (RN), on peut être rapidement viré pour avoir tenu des propos antisémites sur les réseaux sociaux. Le député RN Franck Allisio, conseiller économique de Marine Le Pen, n’a pas attendu vingt-quatre heures pour licencier l’un de ses plus proches collaborateurs, Louis Grégoire, avec qui il travaille depuis 2020, après la publication d’une enquête de Libération visant ce dernier. Jeudi 8 octobre, le quotidien a révélé que cet attaché parlementaire aurait multiplié sur un compte Facebook les écrits racistes, les références à des écrivains antisémites comme Robert Brasillach ou les saillies masculinistes.
Dans un communiqué où il traite Libération de « média d’extrême gauche », le député des Bouches-du-Rhône et conseiller régional annonce qu’après avoir reçu Louis Grégoire dans la foulée de la publication, il a mis fin à son contrat. Un licenciement sec décidé, explique étrangement M. Allisio, « afin de lui laisser le temps de la clarification ». « Ces écrits dont il est accusé, et qui dateraient d’il y a dix ans, étaient inconnus de tous et antérieurs à son recrutement par l’Assemblée nationale », assure Franck Allisio. Selon Libération, le député était toutefois abonné au compte Facebook incriminé et en connaissait donc l’existence. Il connaît également parfaitement le curriculum vitæ de son protégé, un temps collaborateur de l’ex-maire d’Orange Jacques Bompard ou du journal Présent.
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