Un peu plus de clarté sur un sujet aussi obscur que controversé. Mardi 13 octobre, le ministère de l’action et des comptes publics a diffusé un document qui, « pour la première fois », affiche la part totale des dépenses consacrées aux retraites des fonctionnaires de l’Etat, dans chaque ministère. C’est à l’éducation nationale que le pourcentage est le plus élevé, 32 % des crédits qui lui sont dévolus servant à payer les pensions des anciens agents. Un poids aussi important exerce un « effet d’éviction », affirme Bercy, car ces ressources allouées « ne financent pas les services publics ». Cette donnée apporte un élément supplémentaire dans le débat sur la paupérisation de l’enseignement, relancé par le mouvement lycéen.
Les chiffres dévoilés mardi figurent dans une des annexes au projet de budget de l’Etat pour 2027. Ils sont présentés comme un exercice de « transparence inédite » que David Amiel, le ministre de l’action et des comptes publics, avait promis en mai. Sa prédécesseure, Amélie de Montchalin, avait pris des engagements similaires en 2025, quand elle occupait cette responsabilité.
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