Aux universités d’été du Parti socialiste (PS) à Blois, le 28 août, Jérôme Guedj espérait se lancer dans une « belle primaire ». Et surtout, qu’on ne lui parle pas de favoris et d’outsiders. « Il faut que cette primaire permette d’afficher notre dream team », dissertait le député de l’Essonne. Plus d’un mois et trois débats télévisés plus tard, alors que le premier tour de la primaire se tiendra ces vendredi 9 et samedi 10 octobre, la « dream team » a affiché ses convergences, mais surtout ses fractures.
Sur ce deuxième point, l’homme de 54 ans à la stature imposante, adepte de la politique comme « dispute apaisée », n’a pas retenu ses coups. L’ancien président du département de l’Essonne s’est montré particulièrement offensif, notamment envers le premier secrétaire du parti, Olivier Faure, sur ses alliances avec La France insoumise (LFI), qu’il juge inadmissibles du fait de son antisémitisme supposé. Quitte à trop en faire selon certains, donnant l’impression d’une obsession pour le mouvement de Jean-Luc Mélenchon ? « Il est dans son couloir de nage. On voit bien qu’aux débats, il se réveille sur Israël et LFI », relève un soutien d’Olivier Faure. L’ancien frondeur sous François Hollande, qui souhaite incarner une gauche républicaine, universaliste et laïque, adopte cette posture de « mauvaise conscience » du PS, en rappelant constamment le caractère infréquentable de LFI, selon lui. Au risque aussi de ne pas avoir pu imprimer dans l’opinion sur d’autres sujets.
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